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Le Reiki et le syndrome de l'imposteur

  • Photo du rédacteur: Sylvie Baudat Lauber
    Sylvie Baudat Lauber
  • 15 janv.
  • 4 min de lecture

Il arrive un moment, quand on pratique le Reiki, où quelque chose se crispe à l’intérieur.On ressent l’élan de transmettre, de proposer des soins, parfois même d’enseigner et en même temps une petite voix s’invite : « Qui suis-je pour faire ça ? »

Alors on hésite. On se retient. On attend encore un peu. Et souvent, on finit par douter de sa place.


Si tu te reconnais là-dedans, rassure-toi : tu n’es pas seule. Le sentiment de ne pas être légitime est extrêmement fréquent chez les praticiens Reiki. Même chez ceux qui pratiquent depuis longtemps.

Ce doute prend souvent la forme de ce qu’on appelle le syndrome de l’imposteur. Une sensation diffuse de ne pas être à la hauteur, de tromper les autres, de risquer d’être « découverte ». Comme si, à tout moment, quelqu’un pouvait pointer du doigt ce que toi-même tu crois être un manque.

Ce n’est pas seulement une pensée. C’est un mélange de peur, de retenue, parfois même de honte silencieuse. On doute de ce que l’on sait, de ce que l’on ressent, de ce que l’on transmet. Et à force, on s’auto-sabote : on reporte, on se cache, on minimise ce que l’on fait. Un mur invisible se crée entre ce que l’on est profondément… et ce que l’on croit devoir être pour s’autoriser à pratiquer.


Et pourtant, ce mur est fait presque uniquement de doutes intérieurs. Des doutes qui ne reposent pas toujours sur des faits réels, mais qui prennent énormément de place. Ils chuchotent : « pas encore », « pas assez », « pas prête ».


Alors d’où cela vient-il?


Très souvent, la comparaison joue un rôle énorme. On regarde les autres praticiens, leur aisance, leur façon de parler du Reiki, leur assurance, leur présence sur les réseaux, leur nombre d’élèves… et sans même s’en rendre compte, on commence à se dévaloriser: "Elle a l’air tellement sûre d’elle", "Lui enseigne déjà, moi je n’oserais jamais" "Je ne ressens pas comme ça, je ne parle pas comme ça..."


En fait, il est important de comprendre qu'il existe autant de manières de transmettre le Reiki qu’il existe d’enseignants. Certains insistent sur l’énergétique, d’autres sur la philosophie de vie, certains y ajoutent une dimension spirituelle très marquée, d’autres restent très ancrés dans le corps. Les formats, les contenus, les ressentis varient… et cette richesse peut devenir source de confusion.On finit par se demander si l’on a appris « assez », « correctement », « complètement ».


Mais en réalité, on ne parle souvent tout simplement pas le même langage. C'est un peu comme deux personnes qui aurait une même recette de cuisine mais avec des épices différentes : la base est là, mais la saveur est unique.

Dans le Reiki, l’énergie est la même. Ce qui change, c’est la couleur que chacun lui donne.

Se comparer n’a donc aucun sens, parce que personne ne pratique le Reiki comme nous. Notre énergie, notre histoire, notre parcours, notre sensibilité façonnent notre pratique. Le Reiki n’a pas besoin de copies conformes. Il a besoin de présences vraies, incarnées, sincères. Le monde n’a pas besoin d’un praticien de plus « comme les autres ». Il a besoin de moi, telle que je suis.


Une autre source majeure de doute vient des croyances limitantes. Ces phrases intérieures qu’on porte parfois depuis très longtemps : « je ne suis pas assez douée », « ce n’est pas un vrai métier », « je n’ai pas ce qu’il faut ». Elles ne viennent pas de notre essence. Elles sont souvent héritées : de l’éducation, de la société, de l’entourage, de remarques entendues et intégrées sans même s’en rendre compte.

Souvent, elles cachent des peurs plus profondes : la peur du jugement, du rejet, de la critique… ou même la peur de réussir et de rayonner. Alors on freine. On repousse. On se fait petite.

Une croyance revient très souvent : « je ne pratique pas depuis assez longtemps ». Comme si la légitimité dépendait uniquement du nombre d’années ou du nombre de soins réalisés. Mais la légitimité ne vient pas du temps qui passe. Elle vient de la conscience que nous mettons dans notre pratique. On peut très bien pratiquer depuis longtemps sans jamais être pleinement présente ou dans l'énergie du coeur.


La bonne nouvelle, c’est que ces croyances ne sont pas figées. Elles peuvent se transformer. Nous pouvons doucement se ré-approprier sa place, se faire confiance, s’autoriser à rayonner. Et ce chemin-là est déjà un chemin de guérison.

Pour commencer, il est essentiel de mettre de la conscience sur ce qui se joue en nous. Puis d’agir avec douceur, sans se forcer. Le Reiki, en tant qu’outil de transformation intérieure, peut justement nous accompagner dans ce processus.


Un premier pas simple est le travail avec les affirmations. Les croyances se transforment quand on nourrit l’esprit de nouveaux messages, parce que OUI la légitimité ne pourra venir que de toi et personne d'autre !!

On peut, par exemple, se répéter : Je suis à ma place dans ma pratique. Ma manière de transmettre est unique et précieuse. Je m’autorise à me sentir légitime.

On peut les écrire, les dire à voix haute, les intégrer à nos autosoins ou à une méditation. Et si tu es initiée au Reiki II, tu peux même les charger énergétiquement grâce à la TJR du NENTATSU HO

Petit à petit, quelque chose s’apaise. Le doute perd de sa force. Et on commence à sentir qu'on n'a rien à prouver. Juste à être là, pleinement.


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